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Accueil > Lauréats > Commentaires des gagnants de 2010

Des raisons de se vanter : un leadership innovateur dans le secteur public du Canada

Les Canadiens ont naturellement tendance à faire preuve d'humilité et d'autodérision. En tant que nation, nous sommes souvent nos plus sévères critiques et les moins enclins à nous vanter. Toutefois, les récipiendaires des Prix de leadership dans le secteur public démontrent sans l'ombre d'un doute que l'innovation et le leadership dans le secteur public au Canada gagnent à être connus.

Les initiatives qui suivent démontrent une passion immuable pour la réalisation de grands défis, ainsi qu'un esprit innovateur et souvent autonome nécessaire pour surmonter les difficultés de toutes sortes. Elles représentent le Canada comme un chef de file révolutionnaire dans plusieurs domaines, notamment l'éducation, la gouvernance, les soins de santé, l'infrastructure, la technologie, la recherche et bien d'autres. Elles soulignent également notre capacité à voir les choses en grand : à prévoir et à aller au-devant des changements; à apporter des innovations qui peuvent être reproduites dans tous les coins du pays et du monde; à abattre les barrières communes et à élaborer de nouvelles solutions desquelles tous les Canadiens et Canadiennes pourront bénéficier.

Prenez un moment pour lire ce que les récipiendaires ont à dire. Vous aurez de quoi vous vanter!

 

Ministère du Procureur général de l’Ontario
Stratégie Justice face à l’objectif
Fédérale/provinciale – Or

 
En juin 2008, les retards du tribunal pénal augmentaient régulièrement depuis près de deux décennies. La moyenne de 600 000 poursuites criminelles par année rendait la croissance des retards intenable. Le Ministère du Procureur général de l’Ontario a pris les choses en main en lançant la Stratégie Justice face à l’objectif, qui réunit les efforts de collaboration de tous les groupes participant à la justice. La Stratégie est une nouvelle approche audacieuse qui encourage les dirigeants locaux à déterminer les difficultés, ainsi qu'à élaborer et à mettre en place des solutions à l'échelle locale dans les tribunaux pénaux pour atteindre l'objectif de réduire de 30 % en quatre ans le nombre moyen de jours et le nombre de présentations nécessaires à l'échelle provinciale pour clore une affaire criminelle. Dans le cadre de la stratégie, les statistiques des tribunaux pénaux ont été publiées afin que le public puisse suivre les progrès et voir les répercussions dans leur communauté. Aujourd'hui, des travaux stimulants et innovateurs sont en cours dans tous les tribunaux pénaux de l'Ontario afin de modifier le système de l'intérieur. Pour la première fois en près de deux décennies, le nombre moyen de présentations nécessaires à la résolution d'une poursuite au criminel diminue. La Stratégie Justice face à l’objectif élabore des solutions viables à un problème qui dure depuis longtemps en Ontario. Elle rassemble un groupe diversifié de participants du domaine de la justice qui doivent collaborer et trouver des solutions à l'échelle locale – tout en préservant l'intégrité du système de justice et en protégeant l'indépendance des participants, conformément à la constitution. « Le principal objectif de tout système de justice pénale consiste en la disposition juste et opportune de chacune des affaires qui lui est présentée. Il s'agit du principe directeur de la Stratégie Justice face à l’objectif. Grâce à tous les participants du domaine de la justice, nous mettons sur pied un système de justice pénale plus rapide et plus efficace pour les habitants de l'Ontario. »

— Murray Segal, sous-procureur général de l'Ontario

 

 

Ministère des Services aux citoyens
Ministère de l’Environnement, Secrétariat des mesures en matière climatique
GeoBC
Action Apps 4 Climate
Fédérale/provinciale – Argent

 
Le concours Action Apps 4 Climate (A4CA) a été lancé en mars 2010 sous la direction de deux ministères provinciaux de la Colombie-Britannique et en partenariat avec huit commanditaires privés. Le concours est révolutionnaire dans de nombreux domaines clés. Il s'agit du premier concours de développement d'application informatique (« app ») organisé par un gouvernement provincial ou fédéral; il a provoqué l'élaboration, par des citoyens, d'applications Web et mobiles innovatrices pour lutter contre les changements climatiques; il a ouvert la voie à l'adoption de pratiques de données ouvertes par la province; et il a créé un nouveau modèle de partenariats publics et privés et de leadership de collaboration entre organismes provinciaux. Le concours a amené les médias sociaux, les groupes en ligne et les universités à faire la promotion du concours, à établir des liens avec les citoyens et à informer les participants des progrès du concours. Il avait pour but d'éduquer le public et de lui permettre d'agir et de créer une plateforme de sensibilisation et de dialogue public à long terme sur les changements climatiques. À la fin du concours, le site Web d'A4CA avait reçu plus de 15 000 visiteurs et 16 applications admissibles, établissant ainsi un nouveau modèle renouvelable d'engagement du public pour la Colombie-Britannique. « Le concours A4CA a exploité de nouvelles technologies grâce aux médias sociaux afin d'aider le gouvernement, les citoyens et les entreprises à résoudre un des problèmes les plus urgents de la société : les changements climatiques. L'équipe a démontré un engagement incroyable envers le succès du projet, ce qui a stimulé une véritable collaboration entre le gouvernement et les entreprises locales, nationales et internationales. Le projet a pavé la voie aux prochaines initiatives de Gov 2.0, qui transformeront les données, les connaissances et les ressources gouvernementales en une plateforme pour les innovations des citoyens et du secteur privé visant la résolution de questions importantes d'intérêt public. »

— Kevin Jardine, sous-ministre adjoint, ministère des Services aux citoyens

 

 

Groupe de mise en œuvre des initiatives du passage frontalier de Windsor, ministère des Transports de l'Ontario
Initiatives Passage frontalier de Windsor
Fédérale/provinciale – Bronze
 
Puisque le tiers de la valeur du produit intérieur brut du Canada – et 40 % de celui de l'Ontario – passe par le passage frontalier Windsor-Detroit, le ministère des Transports de l'Ontario (MTO) a mené l'amélioration de cette voie de transport essentielle. L'objectif était de relier la route 401 à l'Interstate 75 avant que le passage frontalier limité en place empêche les investissements et menace les emplois. Grâce à une approche multidisciplinaire combinée à l'innovation et à des collaborations solides avec divers partenaires, l'équipe dirigeante (surnommée Windsor BIIG) a su concilier et harmoniser les nombreux intérêts et les intervenants des deux côtés de la frontière, y compris les programmes économiques, réglementaires, environnementaux et communautaires. L'évaluation environnementale du projet et la conception unique de la route profiteront à d'autres projets d'infrastructure en contribuant à une meilleure compréhension de la façon de réduire les répercussions néfastes pour l'environnement tout en gérant les questions financières. Dans le cadre d'une entente particulièrement novatrice, le MTO a conclu avec un groupe communautaire local un partenariat de sauvetage unique qui a pu détourner 150 tonnes de déchets des sites d'enfouissement. Le projet a également su adopter des façons créatives de communiquer de l'information complexe de manière significative aux communautés et aux intervenants. D'autres municipalités des deux côtés de la frontière ont manifesté de l'intérêt à tirer parti du leadership de Windsor BIIG. « Le projet du passage international de la rivière Detroit (PIRD) prouve que, grâce à un leadership et à une innovation appropriés, il est possible d'assurer notre prospérité provinciale et nationale tout en améliorant les communautés et en protégeant l'environnement. Nous offrons un passage frontalier moderne essentiel à l'économie de l'Ontario et du Canada tout en améliorant la qualité de vie des habitants de Windsor et d'Essex. »

— Fausto Natarelli, directeur, Groupe de mise en œuvre des initiatives du passage frontalier de Windsor, MTO

 

 

Municipalité régionale de Niagara
Protocol for Electronic Clinic Systems
Municipale – Or
 

La région de Niagara a établi une nouvelle norme de prestation des services de vaccination de santé publique grâce à un nouveau logiciel novateur maintenant utilisé partout en Ontario. Le logiciel Protocol for Electronic Clinic Systems (PECS), développé par la région de Niagara au moyen de ressources internes, offre aux cliniques de vaccination massive les dossiers des clients informatisés, un débit de traitement rationalisé, l'analyse des données et la production de rapports. L'utilisation de ce logiciel durant la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 a permis de réduire le temps de traitement des clients de 41 % et de minimiser le temps d'attente en clinique. Ces améliorations ont fait économiser 100 000 $ en rémunération du personnel infirmier à la région de Niagara et 3,5 millions de dollars dans l'ensemble de la province. Puisque le logiciel gère le débit de traitement de la clinique, le nombre de cliniques de vaccination massive à effectif complet peut être réduit de près de 30 %, ce qui représente des économies importantes pour le système de santé public. Le logiciel offre également une veille stratégique sur, notamment, les modèles de dotation, l'optimisation des cliniques et l'accès au vaccin, fournissant ainsi à la haute direction les outils nécessaires pour prendre rapidement des décisions informées fondées sur des données probantes. La région de Niagara collabore actuellement avec 18 partenaires de santé publique de l'Ontario qui utiliseront le logiciel dans le cadre de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2010-2011.

« Les Canadiens et les Canadiennes sont reconnus pour leur système de santé de pointe. Ce sont des innovations comme le PECS qui nous aident à demeurer chef de file dans le domaine. Ce projet démontre également l'impact positif que peuvent avoir le dévouement, la créativité et l'innovation du personnel des services publics sur l'efficacité des opérations. »

— Mike Trojan, agent administratif principal, municipalité régionale de Niagara

 

 

South Coast British Columbia Transportation Authority
TransLink, le transport pour les Jeux olympiques
Municipale – Argent
 
TransLink, la société de transport en commun de Vancouver, planifie et gère les systèmes de transport comme un tout stratégique, y compris les routes principales, les commissions de transport intégrées, le cyclisme et les programmes de demande en transport. Afin de garantir que les centaines de milliers d'employés, d'athlètes et de spectateurs des Jeux olympiques d'hiver – ainsi que les citoyens de Vancouver – pouvaient circuler facilement et efficacement dans la ville durant les Jeux, TransLink a élaboré de nouvelles approches novatrices, établi des collaborations et mis en place des initiatives en transport urbain, en plus de fournir des niveaux de service considérablement supérieurs. Pilier du plan de transport, une campagne a été lancée pour inciter des changements importants dans les habitudes de déplacement du public. Durant les Jeux, la stratégie de TransLink a entraîné une réduction de 30 % de la circulation routière au centre-ville aux heures de pointe. Plusieurs mois plus tard, les usagers du transport en commun demeurent plus nombreux qu'avant les Jeux et l'on s'attend à dépasser l'objectif d'une augmentation soutenue de 2 à 5 % du nombre d'usagers. Le projet a également tracé une vision de l'avenir du transport en commun durable pour les municipalités canadiennes et du monde entier. « Les initiatives de transport en commun intégré de TransLink pour les Jeux olympiques d'hiver de 2010 ont donné à la ville de Vancouver, ainsi qu'au monde entier, un aperçu des possibilités en ce qui a trait au transport en commun durable. TransLink a démontré aux Canadiens et aux Canadiennes qu'il est possible, efficace et agréable d'adopter une attitude plus durable en matière de déplacements, si les partenaires collaborent afin de planifier et de mettre en place le transport en commun. »

— Michael Madill, vice-président, Enterprise Initiatives, South Coast British Columbia Transportation Authority (TransLink)

 

 

Région de Peel, Ontario
Projet de transition et d’intégration des services à la personne
Municipale – Bronze
 
Peel est l'une des premières municipalités du Canada à rassembler ses services à la personne en un seul secteur intégré, y compris les services aux enfants, l'aide financière, le logement, les appuis à la communauté et à l'emploi. Cela n'est pas une tâche facile, particulièrement étant donné que Peel est la deuxième ville en importance en Ontario avec 1,3 million d'habitants, est au deuxième rang des grandes villes du Canada pour ce qui est de la proportion d'immigrants (49 %), et présente le deuxième taux de croissance le plus élevé (17 %) des grandes villes de l'Ontario. Afin de transformer sa prestation de services à la personne en un système à guichet unique centré sur le client, la région a dû remettre en question de nombreux systèmes complexes et relations. À la suite d'une année de consultations et d'examens, elle a publié son premier plan triennal de services à la personne en février 2009. Elle a déjà vu des exemples concrets des avantages apportés par un accès centralisé et homogène aux services à la personne intégrés. La satisfaction de la clientèle s'est améliorée, l'engagement des employés augmente et les services sont maintenant offerts de façon plus efficace. D'autres municipalités ont demandé à Peel de partager ses pratiques exemplaires et ses leçons apprises et de les aider durant leur processus d'intégration. « Ce projet n'est qu'un exemple de la façon dont la région de Peel fait de son mieux pour fournir des services efficaces. Nous avons démontré qu'il est possible pour les grands systèmes complexes de réellement répondre aux besoins des personnes et des familles. Ce projet peut être reproduit dans d'autres municipalités et régions de la province et d'ailleurs au Canada. »

— Gurpreet Malhotra, directeur, Planification, politiques et partenariats stratégiques, Services à la personne, région de Peel

 

 

École de médecine du Nord de l'Ontario
Formation et recherche novatrices pour l’amélioration de la santé dans le Nord
Éducation – Or

 
Depuis son ouverture officielle, en 2005, l'École de médecine du Nord de l'Ontario (ÉMNO) est à l'avant-garde du développement et de la réalisation de l'enseignement communautaire réparti comme un modèle distinct d'enseignement de la médecine et de la recherche en santé. Son programme de médecine reconnu est unique en son genre; il centre le recrutement et l'enseignement sur une population étudiante qui représente la distribution de la population dans le Nord de l'Ontario. Dans chaque classe, 90 % des étudiants sont nés et ont grandi dans le Nord de l'Ontario. De plus, de 40 à 50 % d'entre eux proviennent de milieux ruraux et éloignés, 8 % sont Autochtones et 20 % sont francophones. Cette distribution a été réalisée tout en maintenant une excellence académique – la moyenne pondérée cumulative (MPC) annuelle de l'ÉMNO est comparable à celle des autres écoles de médecine canadiennes. Le programme novateur de l'École comprend une formation et une expérience clinique communautaires tout au long des études, dès la première semaine de la première année. Tout au long de leurs études, les étudiants de l'ÉMNO passent de nombreuses semaines d'apprentissage dans des communautés rurales et autochtones, ainsi qu'au sein de centres locaux de médecine familiale et de centres de santé communautaires. Cela est possible grâce aux partenariats solides de l'ÉMNO avec les groupes et les organismes communautaires du Nord de l'Ontario. Le modèle unique de l'école contribue déjà à régler les problèmes de manque de médecins pratiquants dans le Nord ou dans les communautés éloignées : 70 % des finissants de l'ÉMNO sont formés principalement en médecine rurale familiale. « L'ÉMNO est une réussite, à la fois parce qu'elle répond aux besoins locaux en matière de soins de santé et parce qu'elle est reconnue comme un chef de file mondial en matière d'innovation en enseignement de la médecine. La réussite du modèle de l'ÉMNO s'applique à tous les Canadiens et à toutes les Canadiennes, puisque bon nombre d'entre eux habitent à l'extérieur des grands centres métropolitains, y compris dans les communautés éloignées, partout dans notre vaste contrée. »

— Le Dr Roger Strasser, doyen et PDG, ÉMNO

 

 

Université Ryerson
Éducation en administration publique et gouvernance des Premières nations
Éducation – Argent
 
Comme les Premières nations du Canada assument de plus grandes responsabilités en matière de gouvernance et d'élaboration de politiques, le département des politiques et de l'administration publique de l'Université Ryerson vise à renforcer les capacités de gouvernance de ces communautés. Le First Nations Public Administration Programme (programme d'administration publique des Premières nations) et la chaire en gouvernance autochtone ont été créés afin d'offrir aux Autochtones un enseignement dans les domaines de la gestion financière, des administrations municipales, de l'évaluation des programmes, de la rédaction de rapports, de l'administration publique, de la gestion des ressources humaines et de l'analyse des politiques. Ils sont offerts en collaboration avec le First Nations Technical Institute, avec l'appui des chefs et des conseils des Premières nations. Plus de 30 étudiants ont terminé des programmes d'une durée de quatre ans et plus de 200 administrateurs autochtones provenant de plus de 33 communautés ont suivi des cours du programme. Parmi les anciens étudiants, on trouve des personnes qui ont grimpé les échelons pour occuper des postes de dirigeants au sein de leur communauté et d'organismes autochtones régionaux. Au moins la moitié de ceux qui ont reçu un diplôme se sont inscrits à une école de droit ou à un programme d'études supérieures. Le programme a donné lieu à un modèle qui peut être appliqué à l'échelle nationale. On a d'ailleurs demandé à l'Université de collaborer avec d'autres communautés du pays, ainsi qu'avec d'autres universités, pour mettre en place des programmes semblables. « Les étudiants du programme sont des professionnels – ils travaillent à titre d'administrateurs dans des organismes et des communautés autochtones. Cependant, leur motivation n'est pas l'épanouissement professionnel, mais bien une façon de mieux servir leur communauté. Il est très inspirant de voir des gens investir autant de temps et d'efforts pour mieux rendre service à leur communauté. »

— Carla Cassidy, Ph.D., v.-p., Recherche et innovation, Université Ryerson

 

 

Université Memorial de Terre-Neuve
Technologie en éducation : Promouvoir l'enseignement et l'apprentissage, l'éducation à distance et les techniques d'apprentissage
Éducation – Bronze
 
L'engagement de l'Université Memorial envers l'éducation à distance a débuté il y a 40 ans et a depuis ouvert la voie à l'adoption de technologies novatrices pour l'enseignement et l'apprentissage. Aujourd'hui, l'éducation à distance et les techniques d'apprentissage (ÉDTA) de Memorial influencent les cours sur place et à distance et comptent pour 14 % des inscriptions à l'Université. Grâce aux ÉDTA, l'Université Memorial s'est maintenue à la fine pointe de la technologie. Au début des années 1970, des enregistrements vidéos étaient offerts pour l'enseignement aux adultes et le développement communautaire, des cours par correspondance étaient offerts en 1978; les réseaux de télédistribution étaient utilisés pour l'enseignement dès 1982; le courriel a été utilisé dans un cours pour la première fois en 1988; et un cours à distance a été offert sur Internet pour la première fois en 1994. De nos jours, les ÉDTA offrent chaque année plus de 450 cours en ligne dans toutes les provinces canadiennes et dans plus de 30 pays. Des étudiants de Hong Kong, du Pérou, de la Colombie, des EAU et de la Turquie, notamment, suivent des cours à distance de Memorial, de même que des habitants de Terre-Neuve et d'autres Canadiens dont la profession – par exemple, marin – ou le milieu rural rendent difficile le déplacement en ville pour se rendre en classe. En 2008, les ÉDTA sont devenus la première unité d'éducation à distance au Canada (et probablement en Amérique du Nord) à recevoir la désignation de système de management de la qualité de l'Organisation internationale de normalisation (ISO). « Les ÉDTA représentent l'attitude globale de pionniers de l'Université Memorial et de Terre-Neuve. Nous avons trouvé des façons innovatrices de surmonter les difficultés que présente l'éducation dans une province rurale. Nous sommes la preuve que l'apprentissage peut être offert à distance et que les gens peuvent réussir. »

— Ann Marie Vaughan, directrice, ÉDTA, Université Memorial

 

 

L'Hôpital général juif et l'Hôpital LaSalle
La collaboration chirurgicale de l’HGJ-LaSalle
Santé – Or
 
L'Hôpital général juif (HGJ) et l'Hôpital LaSalle, tous deux à Montréal, ont élaboré une solution révolutionnaire qui réduit considérablement le temps d'attente pour une intervention chirurgicale à l'Hôpital général juif. En collaboration étroite avec d'autres organismes et d'autres dirigeants gouvernementaux, l'HGJ a établi un partenariat avec l'Hôpital LaSalle dans le cadre duquel les opérations simples (comme la réparation des hernies) sont réalisées par des chirurgiens de l'HGJ dans une salle d'opération peu utilisée de l'Hôpital LaSalle. De la mi-2008 à la fin 2010, plus de 1500 interventions chirurgicales ont été effectuées de cette façon, ce qui a permis de libérer un temps précieux dans les salles d'opération de l'HGJ pour des opérations plus complexes (comme les chirurgies liées au cancer). Cette solution novatrice a mené à une réduction importante du temps d'attente dans les deux hôpitaux et à des dépenses supplémentaires minimes. Cette entente a également grandement amélioré l'accès des patients aux soins de santé en période de contraintes budgétaires tout en permettant à l'Hôpital LaSalle, un hôpital communautaire, de maximiser l'utilisation de ses installations. C'est là une des principales raisons pour lesquelles le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec considère maintenant l'HGJ comme l'un des rares hôpitaux de la province qui présente des temps d'attente acceptables pour les chirurgies. Autre avantage du partenariat : l'HGJ, un chef de file reconnu dans la qualité des soins et la gestion des risques, aide maintenant activement l'Hôpital LaSalle à élever ses normes et à améliorer son programme de contrôle de la qualité. Encouragé par le succès de cette première collaboration, l'HGJ élargit son partenariat avec l'Hôpital LaSalle pour inclure les chirurgies relatives à certain cas orthopédiques. Il collabore étroitement avec d'autres hôpitaux, comme l'Hôpital général du Lakeshore, où six chaises de dialyse ont été ouvertes. « L'entente entre l'HGJ et l'Hôpital LaSalle peut être reproduite; c'en est d'ailleurs l'objectif. Cette collaboration démontre que nous pouvons être créatifs et innovateurs pour maximiser l'utilisation des installations et de l'expertise à notre disposition. La réponse ne réside pas toujours dans de nouveaux édifices – nous pouvons plutôt cerner la masse critique et établir des partenariats avec d'autres hôpitaux pour mieux servir les patients. »

— Bernard Stotland, FCA, président, Hôpital général juif

 

 

Santé côtière de Vancouver
Centre Burnaby pour la santé mentale et la toxicomanie
Santé – Argent
 
Santé côtière de Vancouver (SCV) a lancé une initiative pour intégrer ses services de santé mentale et de toxicomanie lorsque l'organisme a remarqué qu'un de ses groupes de clients était grandement négligé. Ces clients souffrent d'une combinaison de toxicomanie chronique, de maladie mentale sévère et de graves problèmes de santé concomitants (Complex Current Disorders (CCD)) et ne bénéficient pas des programmes de services en place. Pour répondre aux besoin de la population atteinte de CCD, SCV a recommandé un programme qui pourrait traiter de nombreux problèmes en un seul endroit. Grâce à l'appui du gouvernement provincial et selon un calendrier d'à peine quatre mois, un établissement existant de 100 lits a été désigné et rénové, un programme clinique a été élaboré de A à Z, un personnel multidisciplinaire a été engagé et formé, et le BC Centre for Mental Health and Addiction (BCMHA) a ouvert ses portes le 1er juillet 2008. Depuis son ouverture, plus de 325 personnes ont été admises. Le programme a aidé 128 clients, qui ont été aiguillés vers des logements supervisés. Le centre fonctionne à pleine capacité (100 lits) et compte une longue liste d'attente. Il a également participé à la mise en place de 44 lits supplémentaires pour les clients qui nécessitent des soins plus poussés. Le programme holistique et intégré offert par le centre fournit des traitements efficaces à la population atteinte de CCD, et permet de diminuer les coûts énormes de la sécurité publique, de l'application de la loi, et des services d'urgence et de santé publique que cette population entraîne. Le modèle du BCMHA peut également être reproduit à d'autres endroits où l'on trouve des gens atteints de CCD.

« Le BC Centre for Mental Health and Addiction fournit des soins complets aux personnes aux prises avec des problèmes concomitants graves de santé mentale et physique, de comportement et de toxicomanie. Il comble une lacune du système de santé publique et touche une population qui a de grands besoins et qui, généralement, ne bénéficient pas des programmes de santé. »

— Heather Hay, directrice, Santé côtière de Vancouver

 

 

Capital Health – régie de la santé régionale, Nouvelle-Écosse
Mon leadership – Développement en leadership transformationnel
Santé – Bronze
 
En reconnaissance du fait que le leadership est essentiel à sa transformation dans une société axée sur les services de santé, de guérison et d'apprentissage centrés sur la personne, Capital Health a invité des dirigeants, des innovateurs, des universitaires et des catalyseurs du monde entier en Nouvelle-Écosse pour participer à la création d'une vision et d'une approche de leadership transformationnel. Cette réunion a donné le jour à Mon leadership, une approche de développement en leadership qui commence par la découverte de soi et la réflexion et englobe le développement, les attentes et les responsabilités en matière de leadership pour motiver le processus de transformation. Tous les dirigeants officiels participent à Mon leadership et aux possibilités de « Being, Caring and Doing », qui est mis en œuvre auprès des 12 000 employés de Capital Health, « puisque nous croyons que chez Capital Health, tout le monde est un leader ». « Mon leadership a été conçu en fonction des besoins de Capital Health, et est transférable à tous ceux qui veulent donner à leurs dirigeants les outils nécessaires pour diriger le processus transformationnel. Le projet affecte profondément notre culture et nous voyons déjà des changements pour le mieux au sein de notre organisme. »

— Chris Power, PDG, Capital District Health Authority

 

 

Investor Education Fund
Promouvoir l'innovation dans la conception et la prestation de programmes de litératie  financière
Sans but lucratif – Or
 
Afin d'aider les gens à mieux gérer leurs finances, l'Investor Education Fund (IEF) devait surmonter des obstacles qui compliquent le travail des organismes de litératie financière depuis des décennies : éduquer des gens qui ne cherchent pas les renseignements dont ils ont besoin; rendre l'éducation financière accessible et agréable; répondre aux besoins changeants des gens en matière d'information financière tout au long de leur vie; sensibiliser le public à l'information et l'éducation financières indépendantes et impartiales. L'IEF a donc entrepris des recherches révolutionnaires sur les besoins, les préférences et les comportements financiers de groupes démographiques clés allant de 15 à 65 ans. Selon les connaissances issues de ces recherches, l'IEF a élaboré du nouveau contenu et des outils Web, dans le site GetSmarterAboutMoney.ca. Les utilisateurs des ressources éducatives en ligne de l'IEF sont aujourd'hui six fois plus nombreux qu'en 2007. De plus, le programme « Funny Money » de l'IEF offre maintenant de l'information financière de base éducative et divertissante à plus de 75 000 élèves du secondaire de l'Ontario. Afin de garantir que son message et ses ressources éducatives sont bien connus des Ontariens, l'IEF a établi des partenariats novateurs et lancé des campagnes de publicité et de marketing auprès des médias sociaux. Les efforts de l'IEF pour apporter ses messages et ses ressources en matière de litératie financière à des gens à diverses étapes de leur vie de façon pertinente et agréable ont contribué à élargir considérablement la portée de l'organisme. Cette année, l'IEF entreprendra des recherches sur la litératie financière des Ontariens adultes afin d'établir une base de référence qui orientera ses travaux et servira à mesurer les réussites des années à venir. « Qu'ils effectuent de faibles investissements en vue de la retraite ou accumulent des dettes de ménage de plus en plus importantes, tous les Canadiens et les Canadiennes doivent mieux connaître le monde des finances. Grâce à ses recherches novatrices, l'IEF a compris qu'une communication efficace et bien transmise est l'élément le plus important de sa mission, qui vise à accroître la litératie financière. Nos efforts visant à adapter les outils et les ressources en matière de litératie financière à nos publics cibles, qu'ils soient adultes ou d'âge scolaire, ont mené à une augmentation incroyable du nombre de personnes jointes qui bénéficient de notre information impartiale. »

— Tom Hamza, président, Investor Education Fund

 

 

 

 

 

Enterprise Saint John
Prévision d'avantages – L'Énergie des communautés durables
Sans but lucratif – Argent
 
Reconnaissant que la communauté de Saint John, au Nouveau-Brunswick, allait bientôt connaître une croissance rapide et transformationnelle, l'agence de développement économique de la région, Enterprise Saint John, a décidé d'adopter une approche proactive par rapport à cette croissance. L'objectif était d'esquiver les risques généralement liés à une croissance rapide – notamment, l'augmentation du taux de criminalité, de la consommation de drogues et de la pauvreté – en rassemblant tous les secteurs de la communauté afin de planifier de façon proactive la croissance et de s'assurer que les avantages potentiels pourront se réaliser. Le plan d'action qui en a découlé, appelé Prévision d'avantages, est une initiative communautaire qui établit l'équilibre entre la croissance économique et les priorités sociales, culturelles et environnementales. L'équipe de planification comprend des représentants des dirigeants communautaires locaux, des fournisseurs de soins de santé, des gens d'affaires, des spécialistes en éducation et des défenseurs des questions culturelles, sociales et environnementales. Grâce au plan d'action, Saint John a continué de prospérer, même durant une période où l'économie de nombreuses communautés a connu un ralentissement important. Des investissements de plus de 10 milliards de dollars sont en cours : le Centre d'accueil multiculturel et des nouveaux arrivants de Saint John a ouvert ses portes en 2009; le Centre of Excellence for Energy and Construction est en construction; la Ville de Saint John joue un rôle de leadership dans le développement des quartiers prioritaires (pauvreté); l'Hôpital régional de Saint John et l'Université du Nouveau-Brunswick déploient des efforts importants d'agrandissement; d'importants investissements dans l'infrastructure des autoroutes sont en cours; la Ville de Saint John entreprend une mise à jour de son plan municipal portant sur les décennies à venir. « Nous avons découvert que plus vous pouvez rassembler de personnes qui représentent tous les secteurs de votre communauté pour planifier l'avenir, meilleurs seront les résultats. L'infrastructure, les arts et la culture, les services aux jeunes, les soins de santé, les logements sociaux, l'environnement – chacun de ces aspects interagissent les uns avec les autres. Nous avons pu mettre en place la meilleure solution en rassemblant toutes ces personnes autour de la même table. »

— Bob Manning, ancien président, Comité de Prévisions d'avantages et d'Enterprise Saint John
  
Environics Institute
Étude des peuples autochtones en milieu urbain
Sans but lucratif – Bronze
 

Plus de la moitié de la population autochtone du Canada habite maintenant les centres urbains. L'Étude des peuples autochtones en milieu urbain (EPAMU) est un projet de recherche de l'opinion publique visant à mieux comprendre les valeurs, l'expérience, l'identité et les aspiration de ce groupe. L'étude a mené, notamment, aux constations suivantes : une grande majorité des Autochtones urbains se sentent chez eux dans la ville où ils habitent présentement; ils voient la ville comme un lieu de développement créatif de la culture autochtone; ils cherchent à avoir une place importante et visible dans le paysage urbain; les Autochtones urbains d'aujourd'hui aspirent à suivre des études supérieures; la majorité d'entre eux croient que les non-Autochtones les perçoivent toujours de façon négative. L'étude en est aujourd'hui à l'étape de la participation du public, ce qui ne s'est jamais vu dans une recherche de l'opinion publique. Les résultats servent de catalyseur au dialogue entre les Autochtones et les non-Autochtones. Dans les communautés visées par la recherche, les répondants, les dirigeants municipaux, les entreprises et les organismes communautaires sont appelés à discuter des résultats et de ce qu'ils pourraient signifier pour l'éducation, l'emploi, l'identité urbaine, le développement économique et plus.

« Dans certaines des communautés où nous avons réalisé la recherche, nous présentons des groupes et des organismes les uns aux autres pour discuter de ces sujets, dans bien des cas, pour la première fois. Ce projet d'étude représente un pas en vue de combler le fossé qui existe entre les Autochtones et les non-Autochtones du Canada en amorçant des discussions et en présentant les non-Autochtones à leurs voisin Autochtones – pas au moyen de stéréotypes, mais grâce à leurs véritables expériences à titre de citoyens canadiens. »

— Michael Adams, président, Environics Institute et auteur