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Accueil > À propos > Perspectives du comité consultatif de 2010

Le point de rencontre entre l'innovation et le leadership au sein de la fonction publique  

Le comité consultatif des Prix de leadership dans le secteur public 2010 s'est vu attribuer une tâche importante. Le comité, composé de hauts dirigeants du secteur public, de conseillers gouvernementaux et d'anciens gagnants, était responsable d'évaluer les projets publics les plus novateurs de la dernière année et de déterminer laquelle de ces initiatives était la mieux dirigée et la plus novatrice.

Les membres du comité consultatif de 2010 ont formé un jury aux points de vue larges et diversifiés. Ils ont misé sur leur expérience du secteur public, du secteur sans but lucratif et du secteur privé pour déterminer et récompenser les projets faisant preuve de leadership. Ils s'entendent tous sur le fait que les initiatives de cette année témoignent d'un profond désir d'aborder les grands enjeux du secteur public et du secteur sans but lucratif, et de mettre au point de nouvelles solutions dont tous les Canadiens et toutes les Canadiennes pourront profiter.

Reconnaître l'innovation dans le secteur public canadien

Paul Macmillan, leader national, Secteur public, chez Deloitte, croit que l'innovation est nécessaire dans l'environnement du secteur public actuel. Selon lui, « il est important que les Canadiens prennent bonne note de l'innovation dans le secteur public et la soutiennent, parce que sans innovation, nos gouvernements auront de la difficulté à combler les attentes placées en eux. L'innovation comporte un certain degré de risque et exige une certaine tolérance pour les erreurs. Dans le secteur public, le défi consiste à gérer ce risque, à savoir détecter les erreurs et à les corriger lorsqu'elles se produisent. »

« Les candidats de cette année ont fait preuve d'ouverture d'esprit en ce qui concerne les nouvelles idées et méthodes, d'une volonté à apprendre des autres et d'un engagement à mettre en œuvre des changements. Ce sont ces qualités qui ont aidé leur organisation à innover, à comprendre ce que recherchent les citoyens et à modifier la prestation des services afin de répondre aux besoins », fait remarquer M. Macmillan.

Shelly Jamieson, secrétaire du Conseil des ministres et chef de la fonction publique de l’Ontario, a loué la façon de penser créative des candidats. « J'étais à la recherche d'idées audacieuses et nouvelles, de choses qui n'ont jamais été faites auparavant, et c'est ce que j'ai trouvé dans les candidatures présentées cette année, explique-t-elle. Nous sommes tous là pour fournir des services au public, et le public cherche de nouvelles manières de recevoir des services de notre part. Si le secteur public n'arrive pas à trouver comment profiter des nouvelles possibilités en matière de communications, comme les médias sociaux, nous manquerons une occasion de communiquer avec notre public. »

Mme Jamieson s'intéresse aussi à la possibilité de reproduire ces innovations, tant au sein de l'organisation qu'au sein d'autres organisations du secteur public de partout au pays. « Le partage de nos réussites nous permet d'apprendre des expériences des autres et de nous assurer que nous profitons des technologies et des méthodes novatrices dont nous disposons. »

Le haut niveau d'innovation a aussi impressionné l'honorable Elinor Caplan, présidente de Canada Strategies Inc. « Toutes les candidatures comportaient tous les ingrédients que je recherche : l'innovation, la gestion des risques et l'engagement à offrir un service à la clientèle de qualité, explique-t-elle. Trop souvent, les fonctionnaires craignent de prendre des risques et ont peur d'essayer quelque chose sans autorisation. Or, il faut du leadership pour innover, et c'est pourquoi des prix comme ceux-là sont si importants. Ces prix reconnaissent les chefs de file et encouragent d'autres personnes à soutenir l'innovation au sein de leur propre organisation. »

Jill Birch, responsable principale de la capacité nationale, Développement des marchés, chez Knightsbridge, estime que l'innovation est particulièrement importante dans le secteur public. « On réduit les fonds du secteur public. Il y a donc un besoin en matière de créativité et d'innovation, afin de trouver des économies et de nouvelles manières de résoudre les problèmes », explique-t-elle.
 
Mme Birch fait remarquer l'utilisation de méthodes et de technologies novatrices dans les projets présentés cette année. « J'ai vu de très bons exemples d'innovation, tant du point de vue des compétences non techniques que de la technologie. Les candidats ont trimé dur pour élaborer de nouveaux programmes, organiser le personnel autour de ceux-ci et créer de la cohésion au sein de leur organisation. Ils ont également fait preuve d'ouverture et d'une volonté d'innover au moyen de nouvelles technologies. Les organisations doivent adopter ouvertement de nouvelles plates-formes technologiques si elles veulent poursuivre leur croissance et trouver de nouvelles manières d'offrir leurs services à leurs électeurs urbains et ruraux. »

Faire preuve de vision et de prévoyance

Les membres du comité 2010 se sont entendus sur le fait que les meilleurs chefs de file du secteur public sont les personnes qui s'attaquent à des problèmes existants tout en prévoyant les enjeux de demain et en cherchant des manières de les aborder.

« Une des responsabilités des fonctionnaires consiste à s'occuper des questions immédiates, tout en élaborant des politiques visant les problèmes à court, à moyen et à long terme, explique Bruce Archibald, président de l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario. Outre le fait d'avoir une telle vision, les chefs de file du secteur public doivent communiquer de façon efficace cette orientation, obtenir l'engagement nécessaire de la part des personnes concernées et la concrétiser selon des normes de service élevées. »

« J'ai été heureux de voir des candidatures qui montraient beaucoup de prévoyance et qui mettaient en vedette des chefs de file capables d'anticiper au lieu de réagir, poursuit M. Archibald. Ces personnes ont prévu les défis qui les attendaient et les possibilités futures, et ont trouvé de nouvelles manières de faire des affaires dans le but de relever ces défis. »

Daniel Watson, sous-ministre du ministère de la Diversification de l’économie de l’Ouest Canada, a surtout été impressionné par le nombre de candidats qui s'intéressent à des questions cruciales touchant la fonction publique. « Dans le secteur public, il est important de s'adapter et d'être visionnaire. Il faut répondre aux besoins du public, aux besoins des élus et aux réalités du système qui permet de fournir les services et les biens publics, mais il faut aussi avoir une idée de la manière dont ces choses peuvent évoluer au fil du temps », dit-il.

« Il est donc très encourageant de voir tant d'organisations s'attaquer aux problèmes ardus d'aujourd'hui et de demain. La portée de ces problèmes est énorme. Ils sont d'une complexité extrême et revêtent une grande importance pour les Canadiens et les Canadiennes. Notre incapacité à résoudre ces problèmes nuit à notre pays, tandis que notre capacité à les résoudre lui profite. Dans de nombreux cas, nous avons vu des personnes s'attaquer activement à ces problèmes ardus, réaliser des progrès importants et obtenir du succès. »

Collaborer dans le but de mettre au point une nouvelle méthode

Les membres du comité se sont également entendus sur le fait que les organisations du secteur public ont besoin de travailler ensemble pour réussir. « Il nous est apparu clair que les candidats ne se contentaient pas de rester dans une tour d'ivoire », nous confie Phil Brown, directeur général de l'administration de l'accueil, du soutien et du logement pour la Ville de Toronto. « Ces projets ont été couronnés de succès et ont atteint l'excellence parce que les candidats n'ont ménagé aucun effort pour obtenir la participation des intervenants et de la collectivité. Certains des candidats ont été confrontés à des problèmes courants, mais la manière dont ils ont capté l'attention de la communauté, ont passé du temps avec le public et ont pris note de ses besoins a été déterminante et a débouché sur des projets et des résultats remarquables. »

Barry Pervin, sous-ministre adjoint de la Division de l'enseignement et du développement du leadership du ministère de l'Éducation de l'Ontario, est d'accord. « L'aspect des candidatures qui m'a le plus impressionné a été le degré élevé de participation communautaire. Un certain nombre de candidats ont travaillé activement avec la collectivité, ont pris note de ses besoins, se sont assuré son soutien et ont répondu à un besoin sociétal. »

« La plupart des Canadiens ne sont pas au courant des travaux collaboratifs qui sont faits dans le secteur public. Il est important d'informer le public de ces excellents projets et de lui montrer que nous prenons à cœur la qualité de nos services et les désirs des citoyens, et que nous nous efforçons d'atteindre des normes élevées. »

Prêcher par l'exemple

Sans direction solide et dévouement, l'innovation et la collaboration peuvent tarder à prendre leur envol. Le comité consultatif a noté que les candidats de 2010 ont à la fois fait preuve d'un leadership efficace et d'un engagement envers la réussite de leur projet.

« Dans le milieu actuel, les organismes du secteur public canadien sont conscients qu'ils doivent aller au-delà de leur nature traditionnellement bureaucratique et se concentrer sur le service à la clientèle, l'innovation et la productivité. Mais il faut pour cela que des chefs de file, comme ceux dont le travail est reconnu par ces prix, donnent l'exemple, affirme Michael Fenn, chef de la direction générale par intérim de l'IAPC. Dans le secteur public, nous sommes souvent plus aptes à déterminer les risques et les menaces qu'à saisir les occasions. Les chefs de file reconnus du secteur public encouragent l'innovation et l'orientation-client, adoptent une approche stratégique et prévoient les problèmes. »

Louise Paul, directrice du Children’s Treatment Network (réseau de traitements des enfants) de Simcoe York, insiste sur cet accent mis sur le leadership. « Un bon chef détecte les problèmes, saisit les occasions qui se présentent et abordent les problèmes d'une nouvelle manière, explique Mme Paul. Parmi les candidats de cette année, j'ai vu des personnes qui mobilisaient leur équipe et réunissaient des ressources pour résoudre des problèmes nouveaux et existants d'une manière créative. Ces chefs de file du secteur public sont les responsables des véritables changements systémiques, grâce à de nouvelles orientations en matière de politiques, à de nouveaux programmes et à de nouveaux services qui améliorent les systèmes de prestation pour les communautés et les citoyens. »

« Les chefs de file actuels du secteur public doivent composer avec des contraintes budgétaires et être responsables sur le plan financier, tout en fournissant des services efficaces, poursuit-elle. Cela exige du leadership, de l'engagement et une vision claire. En reconnaissant les réussites et en partageant les méthodes novatrices, nous pouvons aider d'autres chefs de file à reproduire ces réussites et à collaborer pour résoudre des problèmes communs. »

Maureen Hennessy, PDG de Hennessy Consulting, a aussi noté les avantages de reconnaître le leadership fructueux dans le secteur public. « Les Canadiens sont humbles, mais les candidats sont des exemples d'excellence aux échelles locale, provinciale et nationale, nous dit-elle. Les chefs de file actuels du secteur public établissent une nouvelle norme en matière d'excellence dans le secteur public et de partage du savoir requis pour l'élaboration d'initiatives de classe mondiale. La plupart du temps, ils y parviennent avec moins d'argent et de ressources, ce qui rend leurs accomplissements encore plus remarquables. »

Mme Hennessy nous a aussi parlé de la fierté ressentie par le comité consultatif. « Ce fut pour moi un plaisir et un honneur de faire partie du comité, et ce fut très gratifiant de faire connaître toute cette excellence. » 

Phil Brown abonde dans le même sens : « Nous pouvions sentir la passion, le dévouement, l'engagement et la fierté des candidats. Ils étaient tous fiers de leurs réalisations et cela m'a rappelé à quel point je suis fier de travailler dans le secteur public avec un tel groupe de personnes professionnelles et innovatrices. »